Le Jardin perdu – Jorn de Précy – 1912

Le Jardin perdu – Jorn de Précy – 1912
 » Vous comprendrez où je veux en venir: l’homme héritier, héritier d’Adam, ne devrait pas se considérer comme le propriétaire de la terre mais comme son gardien. N’est-ce pas là ce que les animaux et les plantes lui demande? Que se passe t-il, si l’homme civilisé renonçait à conquérir la nature et commençait à habiter la terre en jardinier? Il ne s’agit pas simplement de préserver de beau paysages des assauts de la modernité, mais de modifier en profondeur notre relation au vivant, jusqu’à considérer la planète entière comme un vaste jardin. Car si ce jardin est le seul lieu où le rêve d’une relation harmonieuse entre homme et nature est encore réalisable, pourquoi ne pas élargir les frontières de cette utopie à l’échelle de la terre?
Cette idée me poursuit depuis des années. Voilà le génie du jardin, me dis-je, voilà ce que ce lieu a à dire à notre époque: qu’une humanité enfin apaisée peut, si elle le veut, vivre dans ce grand enclos qu’est la terre, occupée à soignée la vie. »
Le jardin perdu, 1912

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