PRESSE

Lyon Capitale

Lyon Capital 2 janvier 2016

Fête des Fous au jardin des Pendarts

Plus de 200 personnes hier ont escaladé le grillage du jardin dit des Pendarts pour se rendre à la « partouze party » organisée par les Jardinier(e)s Pirates, ce vendredi 1 janvier à 00h00.

Les protagonistes ayant prôné l’état de nature et prohibé tout appareil photo, vidéo et autre téléphone portable, nous n’avons aucune image des ébats. Quelques voyeurs trop timides ou frustrés sont restés à l’extérieur mais n’ont rien pu voir une fois les fous enfuis dans les taillis. Certains ont entendu des cris, des rires, des chants truffés d’obscénités. C’est à l’aube en l’absence de témoins que les libertin(e)s sont sortis du jardin. Les plus coquins ont couru nu toute la nuit dans ce Jardin maintenant mythique et dans ces galeries secrètes non sécurisées. On a pu apercevoir des partouzeurs jusque dans l’église du Bon Pasteur, l’autel de l’Eglise Saint-Bernard n’a pas non plus été épargné. Certains ont entendu des rires remonter des galeries jusque sous l’Hôtel de Ville de Lyon.

Fêtes des fous, réalisation de l’an 01, partouze naturiste, prônant l’amour vrai plutôt que la guerre, désirant l’écologie mentale, revendiquant la liberté amoureuse, les plaisirs simples et naturels, la chair sans culpabilité, l’égalité libertine entre les hommes et les femmes, les  Jardiniers Pirates ARTivistes Extravagant des Pendarts épicuriens dans l’âme renversent  encore une fois les ordres établis, bousculent les codes de la morale  et de la  bien-pensance qu’elle soit de droite ou de gauche. La Croix-Rousse n’est pas au bout de ses surprises avec ces nouveaux Canuts survoltés ayant désormais décidés de vivre culs nus. La commune libérée a de belles heures devant elle.  Monsieur le Maire devra sans doute protéger ses arrières, l’année 2016 s’annonce tapageuse.

Virginie Carthonnet

Partouze géante place de la république

Partouze géante au jardin des Pendarts

 

 

Le progres Lyon 1er 1 janvier 2016

LES PENDARTS, LE JARDIN DES PIRATES : UN LIEU PLACE SOUS HAUTE SURVEILLANCE LE FEUILLETON DE L’ANNEE .

Les habitants ont suivi de près les péripéties des Pendarts, jardiniers pirates autoproclamés de la rue du bon Pasteur. Leur projet ? Réaliser un jardin collectif et autogéré sur les Pentes en occupant un terrain en friche inoccupé, propriété de la Ville de Lyon. Plus de 200 personnes ont découvert, dimanche 1er mars, la friche de 1700 m2 avant qu’elle ne soit évacuée par les policiers. Le jeu du chat et de la souris n’a alors fait que commencer entre les Pendarts et les forces de l’ordre, rythmé par des arrêtés d’expulsion pris par la Ville de Lyon pour des questions de sécurité. La mairie du 1er est venue à leur rescousse en lançant l’idée d’aller, au niveau réglementaire, vers une convention d’occupation temporaire de la friche. Lors d’une énième expulsion mi-avril, les Pendarts ont créé un comité populaire dans l’esprit du comité populaire de défense de la Croix-Rousse des années 70. Les jardiniers pirates n’ont pas fait une croix sur leur jardin. Une pétition de soutien dépassant les 3000 signatures a été remise à Gérard-Collomb, sénateur-maire de Lyon.

Le progres Lyon 1er Mercredi 30 décembre 2015
Samedi 10 octobre 2015
Publié le 22/09/2015 à 05:00

Première assemblée citoyenne de la commune libre de la Croix-Rousse

Ce dimanche, entre 300 et 400 personnes étaient rassemblées pour la première assemblée citoyenne de la commune libre de la Croix-Rousse.

Esplanade de la Grande-Côte, dimanche 20 septembre, tout a commencé le matin dès 11 heures, par un ensemble d’événements festifs et populaires, en attendant le grand événement de l’assemblée citoyenne de la commune libre de la Croix-Rousse. Vers 16 heures, entre 300 et 400 personnes se sont réunies pour cette première réunion, organisée par les Pendarts, les jardiniers pirates du jardin de la rue du Bon-Pasteur. Après quelques interventions, la parole était donnée au public qui émettait des idées pour faire vivre différemment la Croix-Rousse. « Autonomie politique déclarée, liberté d’afficher sur les murs, réouverture du jardin des Pendarts et de la maison, transformation de l’église du Bon-Pasteur en maison du peuple, une école alternative dans le collège Truffaut, une coopérative culturelle dans les anciens locaux de l’école des Beaux-Arts, autonomie alimentaire et énergétique des pentes… » Autant d’idées et de projets plébiscités par l’assemblée. Si deux élus du 1er arrondissement étaient présents, manquait à l’appel le sénateur-maire de Lyon. Invité par les Pendarts, son cabinet à faire savoir par mail que « malheureusement, les contraintes liées à son emploi du temps ne lui permettront pas d’assister à cette assemblée, et il le regrette. »

Article et Photo Alain-Charles Fabre pour le Progrès.

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Les Pendarts RTU – Le grand mix – Lyon 89.8 & RTU.FM from LESPENDARTS on Vimeo.

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A Lyon, le jardin pirate mobilise ses troupes de voisins

Vigile, marteau-piqueur, pelleteuse et CRS : le 2 juin, expulsion « en fanfare ». © Les Pendarts

Pas de quartier pour les squatteurs

« Les moyens étaient disproportionnés », regrette Arthur Jollet qui précise au passage que les forces de l’ordre « sont arrivées dans une maison vide et propre ». Le 4 mai, le noyau dur de l’association qui vivait dans la maison avait quitté les lieux – la veille de l’entrée en vigueur de la décision de justice. Les membres de la Ruche étaient dans un esprit de conciliation, insiste-t-il : « Les évènements se font en petit comité, finissent à 22h au plus tard et on ne sert que du thé glacé, du jus de gingembre et des gâteaux maisons. » Depuis octobre, en preuve de bonne foi et en application d’un arrêté municipal, La Ruche n’accueillait plus le grand public dans la maison.

Arthur devant la maison désormais inaccessible. © Elsa Ferreira

Vacances estivales obligent, personne à la Mairie n’est disponible pour s’exprimer sur le sujet. Mais la ligne officielle est connue : on ne négocie pas avec les squatteurs. Pendant un an, le dialogue entre l’association et la Mairie a été inexistant. Un des arguments avancés par la mairie PS : le lieu pourrait être dangereux. « L’argument est recevable, concède Arthur. Mais ça n’explique pas la fermeture des négociations. » Un extrait de l’acte de vente de l’immeuble contredit d’ailleurs la version municipale (voir ci-dessous). Quant au jardin, s’il est bien situé dans une zone à risque, c’est une caractéristique commune à tout le quartier, construit sur des balmes, ces coteaux escarpés qui sont la signature historique des quartiers de Fourvière et de la Croix-Rousse. Les analyses des sols sont en route et devraient être rendues à la fin de l’année.

Sur l’extrait de l’acte de vente, un arrêté de non péril. © Elsa Ferreira

Les habitants reprennent le pouvoir

Du côté des habitants, la déception est à la taille de l’engouement qu’a suscité le projet. Une pétition pour soutenir la Ruche et le jardin a récolté près de 4000 signatures – « plus que le nombre de voix obtenues par le maire dans le 1er arrondissement », nargue Arthur. « Les voisins étaient tellement emballés qu’ils harcelaient les élus à notre place », rigole-t-il. La mairie du 1er arrondissement soutient officiellement le projet – ceci dit, l’élue est une ex-PS, affiliée au Groupe de réflexion et d’actions métropolitaines (GRAM), allié au Front de gauche et au PC.

Face au squat, «on veut un jardin, Gégé» (Gérard Collomb, maire de Lyon). © Elsa Ferreira

Du coup, le voisinage a repris le flambeau. Si la Ruche a décidé de la jouer pacifique, les habitants n’ont pas l’intention de lâcher leur lopin de terre partagé. Sur le jardin en friche attenant à la maison, ils ont formé en février le collectif les Pendarts. La fête de lancement a réuni près de 300 personnes.

Un jardin partagé et plus si…

En trois mois d’existence (ils se sont faits expulser deux fois et les jardins sont désormais accessibles seulement aux plus casse-cous), les « activistes jardiniers » n’ont pas eu le temps de mener à bien tous leurs projets. Mais déjà quelques tomates – plus chanceuses que les petits pois – ont poussé. « On voudrait faire un lieu de rencontre et de débats, explique Bruno Robert, habitant de la rue et membre du collectif. Pas seulement un jardin partagé mais un lieu où se poser des questions sociales, réfléchir et expérimenter de nouveaux modèles économiques. » En attendant, pour symboliser les nouveaux liens créés entre les habitants, ils ont lancé « l’opération fanion ».

« Attrape la bobine, voisin ! » © Elsa Ferreira

Les premières tomates du « jardin des pirates ». © Elsa Ferreira
L’espace « guinguette auto-gérée » du jardin. © Elsa Ferreira
Les escaliers conçus par les habitants, qui ne peuvent plus en profiter. © Elsa Ferreira

Les squatteurs dehors, les négociations devraient pouvoir commencer. Le 15 juillet, pour la première fois, la Mairie a reçu des membres de la Ruche. Une mise à plat et une (petite) ouverture : une fois les analyses du sol réalisées, la Mairie devrait faire un appel à projet. La Ruche pourra alors se porter candidate.

Les Pendarts, eux, prévoient à la rentrée une troisième réouverture du jardin – l’occasion de discuter de l’avenir de leur projet. La Mairie sera invitée, mais que les élus soient prévenus : dans « le jardin des pirates », sur l’ancienne terre des Canuts, la parole est au peuple.

De l’art et des radis pour faire la révolution. © Elsa Ferreira 

Affiche Papyart

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LEPROGRES20150624

France Inter logo

par Guillaume Erner
du lundi au vendredi de 10h à 11h

l’émission du lundi 8 juin 2015

Les pendarts le jardin des pirates dans service Public du 8 juin 2015 (ré)écouter cette émission : (29mn35)

Reconnaissons aux jardins partagés, quand ils sont sauvage d’autant plus, une forme d’appropriation ou de (ré)appropriation de la nature
Aujourd’hui, on a l’impression que l’écologie est un discours, un mot, mais il est difficile de la transformer en politique concrète…

Écologie : pourquoi tant d’indifférence ?

Avec:

– Jean de Kervasdoué, professeur émérite au CNAM, spécialiste des questions de santé, membre de l’académie des technologies, auteur de « Ils ont perdu la raison : diesel, nucléaire, pesticides, santé, OGM, énergie, science : pourquoi les gouvernants prennent les mauvaises décisions », ed. Robert Laffont.

– Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, fédération qui regroupe 3000 associations en France et en Outre-Mer

– Guillaume Goubert, directeur du quotidien La Croix.

Le reportage de Raphaëlle Mantoux : « Les jardiniers pirates à Lyon »

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le progres expulsion

Appartement 16

  • par Eva Thiébaud  22 septembre 2015
  • Du « Comité Populaire de la Croix-Rousse » aux Pendarts, une idée de l’anti-bétonnage à Lyon

    Ce dimanche 20 septembre se tenait « la première assemblée citoyenne de la commune libre de la Croix-Rousse ». Elle a réuni environ 300 personnes sur l’esplanade de la Grande-Côte.

    Les organisateurs sont les militants du collectif les Pendarts, expulsés le 2 juin dernier du « jardin pirate » qu’ils occupaient sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon.

    Ils ont ressuscité une association lyonnaise montée dans les années 70, en opposition au maire Louis Pradel et son bétonnage de la ville : le Comité Populaire de la Croix-Rousse. Retour sur la boucle de l’histoire.

    > Article initialement publié le 2 juin 2015

     

    Expulsion du jardin dit des Pendarts ce 2 juin 2015, blocage de l'embrasure par moëllons et béton. Crédit : E.T./Rue89Lyon.

    Le collectif croix-roussien a désormais à son actif deux expulsions successives, celle du vendredi 17 avril puis celle de ce mardi 2 juin (avec, en plus cette fois, une porte de cabanon murée et la mise en place de caméras de vidéosurveillance).

    Au-delà de la prise en main illégale de ces jardins, les Pendarts voudraient redonner naissance à une ancienne association croix-roussienne, le « Comité Populaire de la Croix-Rousse », aspirant à questionner l’utilisation faite des terrains et bâtiments vacants sur l’ensemble de la ville.

    Le « béton partout » donne naissance au Comité Populaire

    Affiche sérigraphiée par Papy@art - Collectif Utilitaire Lyonnais

    Le problème de la pression immobilière ne date pas d’hier à Lyon, même si ses formes évoluent. A la fin des années 60, Louis Pradel, maire de la ville, lançait les travaux de construction du quartier de la Part-Dieu avec un centre commercial, un auditorium et une nouvelle bibliothèque. Charles Delfante, à l’époque responsable de l’aménagement du quartier, critique sur lyon-info.fr son travail d’autrefois :

    « Il serait temps qu’on commence à démolir, à la Part-Dieu.»

    Autre projet d’envergure : la traversée du centre de Lyon par l’autoroute Paris-Marseille. Pradel, amoureux du béton et de l’automobile, a décidé de doubler la gare de Perrache d’une gare routière et d’un échangeur autoroutier permettant d’accéder au tunnel sous Fourvière. Un remarquable échec urbanistique, qualifié de « connerie du siècle » par Michel Noir, maire de Lyon entre 89 et 95.

    C’est dans ce contexte de grands travaux qu’est né le Comité Populaire de la Croix-Rousse, en 1973. Deux militants anti-militaristes, par ailleurs salariés de la CIMADE -association de solidarité avec les migrants-, Michel Rouge et André Gachet, l’ont fondé. Il rassemblait alors plusieurs dizaines de personnes, militants, étudiants, syndicalistes et habitants.

    André Gachet, âgé à l’époque de 26 ans –et aujourd’hui conseiller du 1er arrondissement aux services sociaux de proximité-, raconte la création :

    « Les transformations urbaines étaient très rapides. Pour étudier les projets de la ville, nous faisions partie du Comité de Coordination des Associations du 1er. Lourdeurs, problèmes avec la ville : on n’avançait pas. En choisissant d’exposer publiquement le premier Plan d’Occupation des Sols (POS), document public mais secret, il a fallu diffuser des explications : il s’agit d’un plan urbanistique qui fixe les règles d’utilisation des sols sur la commune. Nous avons donc créé le Comité Populaire.»

    Reprenant une brochure éditée à l’époque, il ajoute:

    « Après les actions liées à l’information sur le POS, une fête était prévue montée de la Grande-Côte. Elle a été interdite au dernier moment pour des raisons de sécurité : le quartier risquait de s’écrouler sous les vibrations des joyeux fêtards. La colline allait tomber ! Ça ne vous rappelle rien ? »

    L’argument du risque d’écroulement a en effet été récemment invoqué par la mairie pour expulser le jardin occupé des Pendarts.

    « On freinait, Pradel avançait »

    Dans les années 60, pauvreté et insalubrité régnaient dans les garnis, ces habitations louées meublées, des pentes de la Croix-Rousse. Le quartier, autrefois repaire des Canuts -les ouvriers de la soie- n’a pas résisté à la concurrence et l’avènement des fibres artificielles ; il s’est vidé et appauvri. Mais la faiblesse des loyers a permis à une nouvelle population de s’installer et de s’inscrire contre la destruction ou la vente des bâtiments aux promoteurs. Dans l’idée, aussi, d’une préservation du lien social et du patrimoine.

    Ainsi, montée de la Grande-Côte, les paisibles jardins que nous connaissons aujourd’hui ont connu une des plus célèbres luttes urbaines cristallisant le refus de l’urbanisme de Louis Pradel. En 1968, le maire décidait de détruire de nombreux immeubles dangereux, vétustes et mal peuplés, tout le long de la fameuse montée.

    Philippe Paquet, aujourd’hui retraité, militait alors au Comité Populaire. Ce premier engagement lié au logement a finalement beaucoup compté pour celui qui, après avoir œuvré dans des foyers de jeunes travailleurs, a fondé AILOJ, une association d’aide au logement des jeunes. L’ancien directeur revient sur cette jeunesse libertaire et romantique :

    « J’avais 21 ans, je faisais des petits boulots. J’étais bénévole à la CIMADE où je donnais des cours d’alphabétisation. C’est comme ça que j’ai connu le Comité Populaire. On faisait du théâtre de rue, où on mettait en scène les conseillers municipaux… Je me souviens aussi de copains enchaînés aux bâtiments pour empêcher les démolitions. On freinait, Pradel avançait. »

    Extraites d'une brochure de 1975 du Comité Populaire sur la Montée de la Grande Côte, photos de manifestations, de destructions, d'enchaînements et d'arrestations

    Les démolitions de la montée de la Grande-Côte ont démarré le 23 juin 1975 ; le Comité a riposté. Occupations des bâtiments, enchaînements, manifestations de plusieurs centaines de personnes venant symboliquement arrêter la pelle mécanique, pétition chez le maire.

    Par ailleurs, les choix urbains de Louis Pradel ont fini par se révéler un peu ringards, la politique nationale s’orientant plutôt vers la réhabilitation. Sur cette toile de fond politique, les mobilisations ont permis de limiter la casse montée de la Grande-Côte. Contrairement à ce qui était prévu, les pelleteuses n’en ont éventré que la partie haute –soit tout de même 8000 m2 d’immeubles anciens, dont certains datant du XVIème– s’arrêtant au-dessus de la rue Imbert Colomès.

    Outre la mobilisation contre les projets urbanistiques, le Comité populaire, situé rue des Pierres Plantées, en haut des pentes, pratique la politique dite « au ras des pâquerettes », c’est-à-dire avec les gens du quartier : on trouvait dans le local ouvert tous les jours une coopérative d’achat de produits bios, des machines à laver collectives, un atelier de dessin, de sérigraphie…

    Voie institutionnelle ou aiguillon radical ?

    Mais parce que le Comité Populaire existait principalement en riposte à la politique urbanistique de Louis Pradel -que certains surnommaient « Zizi Béton »- , le mouvement s’est éteint peu après le maire constructeur. Ses forces vives ont cependant poursuivi le combat au sein d’autres associations.

    Certains choisirent la voie de la militance professionnelle, en continuant la lutte contre les marchands de sommeil par les voies du droit. Les deux fondateurs, Michel Rouge et André Gachet, ont créé l’ALPIL en 1979. L’association, située aujourd’hui place Croix-Paquet, vise à favoriser l’accès au logement pour ceux et celles qui en sont exclus. Les fondateurs poursuivront le chemin institutionnel, puisqu’André Gachet est actuellement élu (Gram/Front de gauche) du 1er arrondissement tandis que Michel Rouge, retraité du service habitat du Grand Lyon, se trouve président du collectif logement Rhône (fédération d’associations pour l’insertion par le logement).

    Papyart au 44, rue Burdeau

    En 78, d’autres préférèrent la radicalité et glissèrent au CUL, Collectif Utilitaire Lyonnais. Installée au 44 rue Burdeau, la nouvelle association a récupéré les activités du Comité Populaire, auxquelles est venu s’ajouter un atelier vélo. Le CUL défendait le droit au logement pour tous et soutenait les squatteurs. Par exemple, auprès du squatt d’habitants de deux immeubles place Chardonnet, avec le collectif Vis là sans souci. Jeune militant fasciné par la sérigraphie et les affiches situationnistes, Papy@rt a rejoint le Comité Populaire et a continué avec le CUL :

    « La Ville avait fait des promesses de vente à des promoteurs et les gens allaient être expulsés. En 88, le CUL, Vis là sans souci et les habitants ont occupé la mairie du 1er. La mobilisation a permis aux personnes de rester chez elles : les immeubles ont finalement été rénovés et confiés à des bailleurs sociaux. »

    Du CUL à la CNT, « la contre-expression lyonnaise »

    Autres temps, autres mœurs. La lutte pour le droit au logement s’étiolait au CUL, et les années 1990 ont vu les activités présentes au 44 rue Burdeau prendre leur autonomie : c’étaient l’atelier vélo (devenu aujourd’hui Le Recycleur de la rue Saint Polycarpe), le collectif l’Epi Noir, groupement d’achat de produits locaux et bios, et le collectif féministe Stop Viol.

    L’association CUL n’avait plus vraiment d’activité propre, et n’existait que pour louer les locaux à ses adhérents. La période des années 1990 a aussi été celle de l’installation au 44 de la Confédération Nationale du Travail (CNT), syndicat d’orientation anarcho-syndicaliste et révolutionnaire.

    Roger Chambard, retraité de la Poste et membre de la CNT, est resté à Lyon jusqu’en 2006 :

    « La CNT a permis au lieu de ne pas fermer, car c’était l’adhérente du CUL la plus importante et la plus structurée. Elle ne souhaitait pas aller voir ailleurs, et préférait rester au 44, rue Burdeau, local historique de la contre-expression lyonnaise. »

    Devanture du 44, rue Burdeau, aujourd'hui surtout local de la CNT

    Aujourd’hui, le local du 44, porté essentiellement par la CNT, accueille les jeudis soirs le Cafeton Cénétiste, buvette hebdomadaire de la CNT. Elle reçoit également l’association Tiens bon la pente, favorisant les rencontres entre les habitants grâce à des repas de quartiers, ainsi qu’un groupement d’achats de voisins.

    Le Comité Populaire renaît-il de ses cendres ?

    Le 44 rue Burdeau continue donc à tourner comme un lieu de réunions et de fêtes. Sa célébrité lui vaut par ailleurs la neuvième étape de la visite guidée des sites « militants historiques » des pentes, que Papy@rt, aujourd’hui toujours militant et imprimeur sérigraphe, organise depuis 2013. Il souhaite ainsi transmettre l’histoire…

    Pari en voie de réussite, puisque c’est au cours d’une visite que Papy@rt, drapeau à la main, rencontre habitants et militants occupant le jardin des Pendarts. Auxquels il révèle l’existence du Comité Populaire, qui fait écho à leurs revendications d’aujourd’hui.

    Plan de la visite guidée des sites

    Ils ont tout à coup envie de continuer à tisser un « imaginaire social », décrit en 1996 le sociologue et militant Domenico Pucciarelli, dit Mimmo, dans son livre « Le Rêve au quotidien – Les expériences collectives de la Croix-Rousse 1975-1995 » ?

    « En effet, cette dimension historique de la culture croix-roussienne n’est pas seulement liée aux événements, mais parcourue aussi par cet imaginaire social qui permet à des squatteurs des années 1990 de maintenir un fil direct avec les Canuts et leur révolte de 1834. »

    La nouvelle association « Comité Populaire de la Croix-Rousse, le retour » perpétuera-t-elle le fil social imaginaire qui la relie aux Canuts, en passant par la contre-culture des années 70 et le mouvement squatt ? Telle semble être en tout cas sa volonté, elle qui fiche son siège rue des Pierres Plantées, sur les traces de l’ancêtre dont elle se revendique.

    Louise, 35 ans, anime des spectacles pour enfants. Cette co-fondatrice de la nouvelle association présente le projet :

    « Nous sommes en train de poser les statuts. Mais nous avons déjà des projets : lancer un « Journal de la Croix-Rousse », pratiquer la guerilla gardening, soit la lutte contre le bétonnage par le jardinage. Nous souhaitons militer pour la mise à disposition des immeubles et terrains vacants aux initiatives citoyennes. Et aussi organiser des événements festifs. »

    Après l’expulsion des jardins des Pendarts le 17 avril 2015, une grande fête de soutien a eu lieu le 30 avril, rassemblant plusieurs centaines de personnes. Le lendemain, 1er mai, les activistes jardiniers re-déboulonnaient le grillage municipal. En parallèle, ils s’associaient au Comité Populaire en re-formation pour adresser un courrier au maire de la Ville, Gérard Collomb, reproduisant le slogan de leur prédécesseur :

    « La Croix-Rousse n’est pas à vendre, nous y resterons !  »

    Lettre du 1er mai adressé à Gérard Collomb par le collectif des Pendarts et le Comité Populaire de la Croix-Rousse, le retour

    Le 7 mai, habitants et militants constataient cependant un nouvel arrêté agrafé sur les clôtures, jusqu’à l’expulsion de ce mardi 2 juin. Le tout jeune et autoproclamé « Comité Populaire de la Croix-Rousse » remportera-t-il autant de victoires que son précurseur ? En attendant, les idées d’égalité, de communauté, l’agitation et la créativité enthousiasment les nouveaux militants. Et ravivent les souvenirs des anciens.

    Mai 2015, Tribune de Lyon, article sur Pap@rt avec en introduction le Jardin Collectif des Pendarts.

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    Appartement 16
    • 17 avril 2015
    • par Eva Thiébaud

    Réouverture du « jardin pirate » des Pentes de la Croix-Rousse

    [Mise à jour] Vendredi 17 avril, la police intervenait pour interdire l’accès d’un jardin occupé, sur les Pentes de la Croix-Rousse. Depuis fin février les « Pendarts » tentent de faire pousser choux et radis sans l’autorisation de la Ville de Lyon qui a décidé de les expulser. Pour des raisons de sécurité, avance la municipalité.
    Le 1er mai, exactement deux semaines après la pose de nouveaux grillages, les « Pendarts » ont rouvert le jardin.
    > Nous republions notre article paru le 17 avril.

    Ce vendredi, des habitants et des jardiniers rassemblées lors de la pose du grillage interdisant l'accès à une grande partie du jardin. ©Eva Thiébaud/Rue89LyonDes techniciens posent un grillage entre des arbres et des carrés de choux. Ainsi s’est déroulée cette étrange matinée de vendredi qui a vu intervenir les forces de l’ordre et les services techniques de la Ville de Lyon pour sécuriser le « jardin pirate » des Pentes de la Croix-Rousse appelé le « jardin des Pendarts », situé à l’angle de la rue du Bon Pasteur et de la Montée Allouche.
    Cette friche, abandonnée depuis longtemps, a été investie en février par des riverains pour y développer une expérience potagère collective. L’occupation spontanée s’est faite sans l’accord de la Ville de Lyon, à qui appartient le terrain. C’est donc considéré comme un squat.D’arrêté municipal en ordonnance du tribunal, les « jardiniers artivistes » se sont fait déloger.

    Absence de dialogue entre les jardiniers activistes et la mairie

    L’histoire démarre il y a un an, lorsque l’association La Ruche s’implante – sans convention d’occupation – dans une maison vide au 33, rue du Bon Pasteur que la ville de Lyon a acquise en 2012. Bref, l’association squatte la maison.

    Dans la petite salle de spectacle, la salle de réunion et le patio, La Ruche met en place des activités en lien avec d’autres associations, et avec les riverains. Danse latine, soutien scolaire, jazz et idée de permaculture y prennent racine.

    Rapidement, le couperet de l’arrêté municipal tombe : le lieu n’est pas aux normes et les activités doivent cesser. Arthur et Luisa, 21 et 28 ans, tous les deux animateurs périscolaires, racontent :

    « On a envoyé des dizaines de mails. Aucune réponse. Certains de nos adhérents sont ingénieurs, architectes, ouvriers. On a proposé de tout mettre aux normes gratuitement. On a envoyé des courriers. Aucune réponse. Seules les élues du premier, Nathalie Perrin-Gilbert et Émeline Baume, ont accepté de nous rencontrer. Nous, on demande juste le droit d’être là. »

    Mais ces élues du premier arrondissement ne peuvent décider d’une convention d’occupation pour une maison appartenant à la Ville de Lyon. Celle-ci se trouve au bord d’une immense friche de 1 700 m² appartenant également à la Ville, pour laquelle La Ruche aimerait aussi négocier une convention d’occupation afin d’en faire un jardin partagé.

    Las d’un dialogue qui peine à se nouer, des habitants du quartier accompagnés de quelques militants, se lancent dans l’occupation spontanée et illégale du terrain d’à côté fermé par un grillage.

    Le 28 février 2015, le collectif les Pendarts  lance un appel au jardinage et reçoit plusieurs centaines de personnes qui viennent défricher, construire, mettre en place un potager. On y trouve aussi un lombricomposteur, une poule, des fleurs, et des semis.

    Adeline et Christopher en plein jardinage le samedi 11 avril ©Eva Thiébaud/Rue89Lyon

    Les gens viennent gratter la terre, comme en cet ensoleillé après-midi d’avril. Valentine, voisine retraitée de 76 ans et ancienne cheffe d’entreprise défend avec conviction le projet :

    « Ces jeunes sont des bâtisseurs. Le jardin n’est pas sauvage et tout est fermé le soir. Ce jardin et cette maison ont tout de même été achetés avec les sous des Lyonnais, donc ils appartiennent aux Lyonnais ! »

    Jeanne a quant à elle 7 ans. La voilà qui gratte la terre pour planter des pensées que Xavier, un restaurateur de 63 ans, a apportées. La petite fille raconte  :

    «  La première fois, je suis venue avec une copine, Maman nous a emmenées. Là, je voulais voir les fleurs. Aujourd’hui, on a sauvé des escargots et appris la vie des abeilles. »

    Sa mère, Catherine, 44 ans, fonctionnaire à la mairie de Bron ajoute  :

    « Entre le parc Sutter à côté et ici, rien à voir. Dans le parc, les gens ne se parlent pas. Ici, on discute avec tout le monde. »

    En faire un jardin partagé comme tant d’autres

    Les Pendarts voulaient faire de leur « jardin pirate » un jardin partagé. Ces jardins urbains se multiplient à l’initiative d’habitants qui veulent cultiver collectivement les dents creuses laissés par le béton. Nous avions réalisé un reportage sur le sujet en octobre dernier.

    Nombreux sont ces délaissés urbains à avoir été été occupés sauvagement avant de passer une convention avec la municipalité.

    Béatrice Charre, directrice du Passe-jardins, le réseau régional des jardins partagés, raconte l’émergence de ce mouvement jardinier :

    « Les jardins partagés sont aujourd’hui en plein développement. Mais au début de ce mouvement, il y a une dizaine d’années, les jardins n’avaient pas tous des conventions d’occupation. Et puis, la Ville de Lyon a pris en compte les demandes, la communication s’est établie et des procédures se sont mises en place. Mais la contrainte par le foncier reste réelle. »

    La mairie de Lyon a bien pris la mesure de cette nouvelle vague verte, en soutenant de nombreux projets. Aujourd’hui, 42 jardins ont signé la toute récente charte des jardins partagés et de nouvelles initiatives vont bientôt voir le jour. Dounia Besson, adjointe au maire à l’Économie sociale et solidaire explique la démarche :

    « Les jardins partagés sont un important outil de l’économie sociale et solidaire. Pour moi, il est important qu’ils partent du territoire, qu’ils soient des initiatives citoyennes. Les services municipaux réalisent les études, en terme de pollution et de sécurité. Viennent alors d’éventuels travaux. Puis, les conventions sont établies, avec une remise des clés officielle. »

    Qu’est-ce qui coince ?

    Mais qu’est-ce qui coince alors avec le jardin des Pendarts ? Pourquoi la mairie centrale n’a t-elle jamais répondu aux sollicitations répétées de La Ruche ? Dounia Besson botte en touche. Le dialogue ne s’est jamais créé, comme le déplore également Émeline Baume, conseillère municipale EELV du 1er arrondissement par ailleurs conseillère métropolitaine membre de la commission permanente.

    Un projet immobilier sous-tendrait-il le silence de la mairie ? Cela ne semble pourtant pas être le cas, puisque selon la maire du 1er, Nathalie Perrin-Gilbert, qui marque sur le sujet son opposition à la mairie centrale :

    « Il ne peut y avoir de projet ici venant de la ville à l’échelle de quatre ou cinq ans. Cela nécessiterait une révision du PLUH, non prévue avant fin 2016. Le temps qu’un projet se mette en place, il n’y aura rien avant 2018. Personnellement, j’affirme mon soutien au projet des Pendarts, qui pourra nous aider à nourrir, à réfléchir, un projet municipal futur. »

    Une question de sécurité

    Suite à l’occupation des Pendarts, la Ville de Lyon a interdit l’accès au terrain par un arrêté municipal qui fait référence à un autre arrêté réglementant les zones exposées aux risques de mouvement de terrains sur Lyon.

    https://www.scribd.com/embeds/262183050/content?start_page=1&view_mode=scroll&show_recommendations=true

    Interrogé avant l’évacuation du jardin, l’adjoint PS délégué à la sécurité, Jean-Yves Sécheresse, expliquait pourquoi il a pris cet arrêté de sécurité  :

    « J’ai été extrêmement inquiet quand j’ai appris que des personnes étaient entrées sur le terrain. En effet, le terrain est constitué de caves comblées, le sol est fait de déblais. D’autre part, nous jugeons dangereux les murs qui soutiennent la terrasse. Les services techniques ont constaté des pierres déchaussées, des effondrements… Il n’y a pas non plus de garde-corps sur la terrasse. Autre aspect, très grave, c’est la présence de galeries en profondeur. Nous avons réagi, non pas pour embêter tout le monde, mais parce que le terrain est incompatible avec l’utilisation qui en est faite aujourd’hui. Il est dangereux. »

    Le problème soulevé par l’adjoint concerne l’ensemble des Pentes de la Croix-Rousses qui sont transpercées de trous, galeries et caves. Ces balmes seraient pour la plupart d’anciennes conduites d’adduction d’eau, datant des Romains, puis du Moyen-Age. Ce qui peut créer des effondrements.

    Un ingénieur géologue travaillant au sein d’une société lyonnaise de soutènements et fondations, a été confronté de nombreuses fois à la problématique dans l’exercice de sa profession. Sous couvert d’anonymat, il explique :

    « Il y a une possibilité d’effondrement avéré, et la Ville de Lyon a pris ce risque au sérieux. La commission des balmes est un collège d’experts très sérieux, qui se prononce pour parer l’éventualité du risque sur les nouvelles constructions. Un effondrement peut arriver n’importe où, dans n’importe quel jardin alors qu’un habitant passe sa tondeuse. »

    Pour cet ingénieur, il n’y a donc pas plus de risque d’effondrement au jardin des Pendarts qu’ailleurs sur les Pentes de la Croix-Rousse.

    Des jardiniers trop pressés

    Voisins des Pendarts, les jardins partagés de la Muette, créés en 2009 à flan de coteau, à côté du jardin des Chartreux, ont vu les services de la ville effectuer des vérifications avant d’être investis par les riverains : sondage de barbacane et coupage d’arbres dangereux pour sécuriser les fameuses balmes.

    Le jardin partagé de la Muette sur les Pentes de la Croix-Rousse ©Eva Thiébaud/Rue89Lyon

    Les membres de l’association n’ont pas le droit de grimper sur les pentes, et se contentent d’occuper les surfaces plates en terrasse. Claude Bolle-Reddat, infirmière à la retraite, est présidente de Grattons les Pentes, l’association qui gère le jardin :

    « On a attendu deux ans entre le moment où le projet a été envisagé, en 2007, et celui où on a pu en jouir, en décembre 2009, le temps que les services municipaux fassent leurs études et leurs travaux. Deux ans à rêver notre jardin. On était tellement contents qu’on est venu planter directement. »

    Si les jardins partagés de La Muette ont suivi la filière institutionnelle classique, ce n’est pas le cas de l’association La Ruche qui n’a pas voulu patienter tout ce temps et a donc décidé d’occuper le terrain avant d’obtenir une autorisation de la mairie.

    Un nouveau grillage et une petite parcelle

    Le tribunal de grande instance de Lyon a donné raison à la municipalité « en ordonnant l’expulsion » de cette parcelle 148 de tous les occupants sans droit ni titre, avec le concours de la force publique.

    https://www.scribd.com/embeds/262183055/content?start_page=1&view_mode=scroll&show_recommendations=true

    Sauf que malheureusement, le terrain s’étend sur les parcelles 148, 160, et 163. Il semble qu’il y ait eu un oubli dans la procédure.

    Ce vendredi matin, les parcelles 160 et 163 n’étant sous le coup ni d’arrêté, ni d’ordonnance, jardiniers activistes et riverains se sont installés sur le quart de terrain encore libre. Mais ils n’ont plus accès à leur potager.

    Nous avons alors assisté à une scène curieuse : les techniciens installaient un grillage au milieu du terrain, tandis qu’une poignée de policiers surveillaient ledit grillage. Un agent de sécurité mandaté par la municipalité devrait être posté sur le surveiller.
    Un jardinier s’interrogeait :

    « Combien nous coûte cette débauche de justice, de techniciens, de surveillants ? »

    Un technicien finalise la pose du grillage au milieu du terrain ©Eva Thiébaud/Rue89Lyon

    Malgré cette ubuesque situation, jardiniers des Pendarts et membres de La Ruche se retrouvent aujourd’hui dans la plus totale incertitude quant à leur futur.

    Une pétition de soutien tourne et a pour le moment recueilli 1900 signatures.
    La mairie du 1er arrondissement, par la voix de Laurence Boffet, conseillère d’arrondissement, a promis de continuer à soutenir le projet :

    « Comme le permets la loi PLM, on va demander le transfert du jardin de la Ville à l’arrondissement. »

    Mais la suite pourrait également prendre la forme d’un grillageage définitif de cette friche qui redeviendrait inoccupée.

    Louise brandit des radis sauvés avant la fermeture du jardin. ©Eva Thiébaud/Rue89Lyon

    Louise brandit des radis sauvés avant la fermeture du jardin. ©Eva Thiébaud/Rue89Lyon

    Réouverture du jardin le 1er mai

    Vendredi 1er mai, soit exactement deux semaines après l’expulsion, les « Pendarts » ont découpé le grille de la rue Bon Pasteur pour replacer la porte ouvragée de leur « jardin pirate ».

    La porte d'entrée du jardin a de nouveau été posée. ©Rue89Lyon

    Ils l’ont fait en début d’après-midi alors que des policiers municipaux et nationaux venaient régulièrement voir ce qui se tramait. Il faut dire que le collectif avait annoncé la réouverture sur leur site.

    Le grillage qui avait été fraîchement posé pour séparer les parcelles a été enroulé dans un coin. Pour relancer le jardin, les « Pendarts » avaient placé cette journée du 1er mai dans le sillage des luttes des Pentes et du Plateau puisque le Comité populaire de la Croix-Rousse, créé en 1972 contre le bétonnage du quartier a été symboliquement recréé. S’en est suivie une après-midi de réinstallation clôturée par une criée exceptionnelle de Gérard Rigaud, crieur de son état de 2007 à 2011.

    Quand on leur demande comment ils envisagent les lendemains de cette réouverture, les « Pendarts » annoncent : « si on nous expulse de nouveau, on réouvre derrière ». En attendant, ils vont s’occuper des radis.

    > Article actualisé le 1er mai à 23h suite à la réouverture du jardin.

    petitionprogres

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    printemps sous la pluie


    MEDIAPART

    RC26. Au cœur de Lyon, des habitants « des pentes » créent un jardin collectif.
    17 MARS 2015 |  PAR MICHEL-LYON

    A mi-pente de la colline de la Croix-Rousse, rue du Bon Pasteur, au pied de ce qui fut le Mont Sauvage, une friche sommeille depuis plusieurs décennies. La Mairie a installé sur le premier tiers des aménagements éducatifs sur financement européen, programme urbanbees. (Abeilles en ville) Dans les commentaires, je mets une information sur ce programme UE. Des habitants du quartier ont pris l’initiative de défricher le reste du terraain, et d’en faire un Jardin collectif. Ce qui est très cohérent avec urbanbees.

    Je leur donne la parole.

    Michel-Lyon.


    LE PROGRES JARDIN_DES_PENDARTS


    Presse150303leprogres


    Presse150228leprogres

    2 réflexions sur “PRESSE

    1. Pingback: La Ville de Lyon part à l'abordage du « jardin pirate » des Pentes de la Croix-Rousse - | Rue89Lyon

    2. Pingback: Guérilla gardening France | 69 / action des pendarts artivistes jardiniers !

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